mardi 17 avril 2012

Nadia

(Tu me le rechanteras un jour au piano ?)

Elle a dit que je suis comme lui. Je ne fais rien de mon temps, je n'aboutirai à rien dans ma vie. J'attends que le temps passe. Me voir à rien faire la détruit, me dit-elle. Il faut qu'elle arrête de vivre à mon crochet, sinon elle va le regretter. Je vais lui faire manger ses paroles. Mais je sais que je la déçoit. Elle voulait que je sois comme elle, belle, brillante, intelligente,... Loupé. Je suis comme lui. Rien faire, besoin d'un guide. Mais sale caractère. Je ne construit rien, aucun aboutissement à ma vie. J'en ai marre de la vie. Vie ? Vie. Vie. Vie. C'est pas si bien, on est tous malheureux en fait. Si on regarde les choses en face, concrètement ! En tout cas, chez moi, c'est nulle. Est-ce un reflet ?
Elle dit des choses blessantes, je ne veux pas la croire, ça fait mal. Est-ce son rôle ? Je leur en voudrait toute ma vie, ils ne m'ont jamais compris, ils savaient ce que je voulaient ! Ils le savaient ! Ce qui m'aurait fait le plus plaisir... Mais non. Non. Et encore non. Ils n'auraient jamais dû. Elle n'aurait jamais dû.
Mais oui je t'aime. On se le dit jamais, on ne se voit jamais. En fait on mange ensemble, et c'est tout. Le soir, on se voir 1 heure. Pas étonnant que tu ne connaisses pas ma vie. Que vous ne me connaissiez plus, j'ai changé. J'ai l'impression d'être locataire dans cette maison, mais sans rien payer. Le plus bizarre, c'est que je n'ai pas envie de parler. Et puis achètes toi ta 996 si ça te fais plaisir, mais tu n'as pas intérêt à vendre la BM... C'est un des plus beaux souvenirs qui me restent de toi, je t'en supplie, juste ça au moins... Et au fait je suis désolé.

lundi 16 avril 2012

Pierrot



A chaque fois que je la retrouve, j'ai ce même sentiment qui reviens, un sentiment d'impuissance, de n'être rien comparée à elle, que mes problèmes sont si petits et les siens si immenses. J'ai du mal à la réconforter. Elle est tellement forte, mais elle ne s'en rend pas compte. Ce que j'aimerais crier ! CRIER ! Pouvoir la soulager ! Me soulager, mais je n'ose pas parler de ma vie à côté d'elle. Elle est partie, certes elle reviens, mais tout est différent. Je n'ai pas oublié tous ses petits détails.... Son mouvement de cheveux qu'elle remet en place dès qu'on sort l'appareil photo (hahaha), et surtout son rire. Celui que je n'aime pas, c'est son faux rire.Quand elle le fait avec moi, comme aujourd'hui, je lui dit d'ailleurs qu'elle n'est pas obligé de rigoler, de sourire... On peut être ensemble et ne rien faire, c'est bien ça. S’asseoir et écouter de la musique. Se regarder, faire des câlins, attendre que le temps passe. Le bonheur passera peut-être, sans qu'on sache le reconnaître. Je pleure comme je ris. Tu aimes ta maman, on aime tous notre mère. (Marie je ne t'oublie pas, promis. Je viens te voir bientôt, excuses moi.)